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04 Sep
04Sep

Joyce Ametor Kporvie - Banque EXIM du Ghana, Accra. Ghana

Les pertes alimentaires constituent un défi majeur et une menace pour la sécurité alimentaire. Ajilore (2013) a indiqué qu'environ 1,2 milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, dont un tiers en Afrique. On estime également que près de 1,3 milliard de tonnes de déchets alimentaires sont produites chaque année dans le monde, pour un coût économique direct de 750 milliards de dollars (FAO 2011, 2013a), cité par Obayelu (2014). Un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO 2013a) montre qu'environ 54 % du gaspillage alimentaire mondial survient lors de la production, de la manutention après récolte et du stockage, et 46 % lors de la transformation, de la distribution et de la consommation. Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent donc non seulement d'importantes pertes économiques, mais portent également un préjudice considérable aux ressources naturelles dont l'humanité dépend pour se nourrir (Obayelu 2014). Accroître la disponibilité alimentaire ne se limite donc pas à augmenter la productivité agricole ; il est également nécessaire de réduire les pertes (Kader, 2005). Les pertes alimentaires après récolte, jusqu'à ce que les aliments parviennent au consommateur, sont considérables (FAO et Banque mondiale, 2010 ; FAO, 2014). Ces pertes représentent un gaspillage des ressources utilisées pour la production, telles que les terres, l'eau, l'énergie et les intrants. L'agriculture est le pilier de l'économie ghanéenne, employant plus de 44,7 % de la population. Elle contribue à plus de 18,9 % du produit intérieur brut (PIB) national, témoignant de la dépendance du pays à ce secteur pour sa croissance et son développement économiques. Face à cette situation, de nombreuses initiatives, politiques, programmes et stratégies ont été mis en œuvre par le gouvernement et d'autres acteurs afin de favoriser la croissance agricole par une productivité accrue. Toutefois, les taux alarmants de pertes après récolte enregistrés pour les principales cultures vivrières du pays constituent une menace majeure pour la sécurité alimentaire et compromettent les progrès réalisés en matière de production alimentaire. On estime, de façon prudente, que les pertes après récolte se situent entre 10 et 50 %, les denrées périssables étant les plus touchées. Par exemple, selon les données recueillies dans le cadre de l'étude PHL Global Scale Solutions, et leur pertinence pour le Ghana (Carlotta et al., 2018), 14 % du maïs, 13,5 % du riz, 31,4 % de l'igname et jusqu'à 45 % des mangues sont perdus après la récolte. En moyenne, 20 à 25 % des 20 millions de tonnes de denrées alimentaires produites sont perdues après la récolte. Une grande quantité d'aliments et de produits n'atteint pas le consommateur, notamment en raison des pertes survenant lors de la récolte, de la manutention, du transport, du stockage, de la transformation, du conditionnement et de la distribution. La manutention et la transformation des aliments sont essentielles pour garantir leur sécurité sanitaire (FAO, 2009 ; FAO et Banque mondiale, 2010). Les pertes après récolte entraînent une alimentation insuffisante et peuvent concerner les semences, les ressources financières et les denrées alimentaires. Les pertes de semences entraînent une indisponibilité de matériel de plantation de qualité, tandis que les pertes de denrées alimentaires peuvent conduire à la malnutrition.

Pour garantir la sécurité alimentaire, il est essentiel d'assurer un accès à une alimentation nutritive, au bon endroit, au bon moment et à un prix juste pour la population. Cela implique de nombreux processus tout au long de la chaîne de valeur, tels que le transport, la manutention et le stockage. Investir dans des technologies permettant de réduire les pertes après récolte contribuera grandement à a

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